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LA
V.A.E.
La validation des
acquis de l'expérience (VAE) permet à toute personne engagée dans la vie active
depuis au moins trois ans de faire reconnaître officiellement ses compétences
professionnelles par l'obtention d'un titre, d'un diplôme à finalité
professionnelle ou d'un certificat de qualification.
La VAE a été mise en
place par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, (titre II,
Travail, emploi et formation professionnelle, chapitre II, Développement de la
formation professionnelle, section 1 Validation des acquis de l'expérience,
articles 133 à 146).
Ce dispositif est
désormais inscrit dans le livre IX du Code du travail et dans le Code de
l'éducation.
Comment
fonctionne la VAE ?
Toutes les personnes pouvant justifier d'une expérience
professionnelle sont concernées. L'expérience professionnelle, qu'elle soit
acquise au travers d'activités salariées, non salariées ou bénévoles, doit être
de trois ans au moins. De plus, elle doit être en rapport avec le contenu du
titre ou diplôme visé. La totalité de la certification peut
être acquise par validation des acquis, c'est-à-dire sans suivre de formation et
sans passer d'examen.
Quand le jury de validation des acquis ne peut accorder la
totalité de la certification, les unités manquantes peuvent être acquises de
diverses manières, notamment par une autre expérience professionnelle ou par la
formation. Le
terme de certification englobe les titres, les diplômes à finalité
professionnelle et les certificats de qualification concernés par la
loi.
Les titres visent principalement ceux délivrés par le ministère
chargé de l'Emploi. Les diplômes à finalité professionnelle sont ceux de
l'enseignement professionnel ou technique, délivrés par les ministères chargés
de l'Education, de l'Agriculture, de la Jeunesse et des Sports, des Affaires
sociales ainsi que certains délivrés par le ministère chargé de la Santé. Ils
portent parfois le nom de brevet.
Tous les diplômes de
l'enseignement supérieur sont concernés.
Il faut y ajouter toute certification à finalité professionnelle,
inscrite au Répertoire des qualifications professionnelles (RNCP). Peuvent y
figurer les certificats de qualification professionnelle ou CQP.
- Il a été institué un
droit à un congé de validation pour permettre aux salariés du secteur privé,
sous certaines conditions, d'obtenir une autorisation d'absence de 24H sur son
temps de travail pour se présenter devant le jury de validation et être
éventuellement accompagnés dans la constitution de leur dossier de demande de
validation.
Le dispositif de validation des acquis est payant.
Son coût est variable selon les ministères et le diplôme
postulé.
Une prise en charge
financière peut être accordée à un salarié du secteur privé par un organisme
collecteur agréé au titre du CIF, tant pour ce qui concerne la rémunération de
son absence que pour couvrir les frais de validation à proprement
parler.
Les actions de
validation des acquis entrent désormais dans le champ des actions de formation.
Elles peuvent être imputées par les employeurs sur leur participation au
financement de la formation professionnelle continue si la certification
postulée figure au Répertoire des certifications professionnelles.
Pour le moment, il
n'est prévu aucun financement de la VAE pour les salariés du secteur public. Ils
peuvent toutefois y accéder en la finançant personnellement (absence et
coût).
La validation des
acquis de l'expérience est un droit individuel. Toutefois, certaines entreprises
accompagnent leurs salariés dans cette démarche.
Concrètement, le candidat à la validation doit s'informer auprès
d'un Point relais conseil (PRC) (voir liste) pour s'assurer de ses droits et
faire le choix de la certification la mieux adaptée à son projet. Il retire
ensuite un dossier de validation auprès de l'organisme certificateur qu'il aura
choisi (lieux d'information du ministère chargé de l'Education, du Travail,
école d'ingénieur, université, etc.).
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